EXPOSITION
JACQUES MULLER PRESENTE L’EXPOSITION DE MERITXELL, ANDORRE

Affiche de l’exposition

Les colonnes

Les arches de Meritxell
PROLOGUE
Auteur : dunia ambatlle vilastru
Lecteur, toi qui ouvres et découvres ce texte, n’as-tu pas éprouvé cette impression de dualité qui envahit tout ce qui t’entoure, tout ce qui fait ton existence et ton être lui-même ?
Ne sommes-nous pas au pays du double, voire du triple regard ? Ici, notre œil devient cible au cœur d’un triple faisceau.
Ici, nous nous tenons debout subissant ces influences diverses, ces images différentes de la réalité. Images opposées parfois mais forcément complémentaires puisqu’elles ne cessent de se nourrir de la même sève ancestrale.
Ici, nous sommes riches de ces perceptions polyphoniques qui nous parlent en langues diverses sans être vraiment étrangères. Nous nous dressons sur le trésor d’une Babel bénéfique dont les échos se multiplient, donnant aux mots, objets, êtres et paysages une plus grande profondeur, un sens accru.
Il paraît qu’en langage Inuit, il existe des dizaines de termes pour parler une seule réalité, celle de la neige. C’est ainsi que s’expriment les nuances du blanc, de la texture, de la froideur de cet élément essentiel, fondement de l’environnement d’un peuple.
La multiplicité n’est donc pas toujours synonyme de dispersion, mais au contraire, elle peut signifier la précision, la connaissance.
Pourtant notre siècle est né sous le signe de l’unicité, et non pas de l’unité. Nous vivons sous le règne de l’univoque, « monopoles », « monocultures »,…Tous ces « mono… » ne risquent-ils pas de nous mener irrémédiablement à la « monotonie » ?
Parions pour la diversité dans une société où, paradoxalement, la pluralité devient singulière.
L’étrange petit pays que nous habitons possède une forme triangulaire. Est-ce le fruit du hasard ? Forme de l’harmonie isocèle. Les côtés sont et doivent rester égaux pour que l’équilibre de la base demeure.
Conjuguons pluralité et égalité.
Lecteur, toi qui, béni des dieux, es né ou vis sous une double, une triple culture, ne cesse jamais d’en être fier, n’en renie aucune. Tu seras capable, si tu le veux, de mieux comprendre, de mieux connaître ou co-naître.
Alors, dans ces conditions, une exposition Mas/Muller… Comment résister ?
Voilà notre faisceau polyphonique qui se met en place. Deux regards posés sur notre monde. Une mémoire venue du nord, de la France, une autre née au sud, en Catalogne, mais toutes deux immergées depuis bien longtemps dans le contexte de notre petit triangle andorran.
Viens, lecteur, la porte est ouverte. Plonge dans la lecture de leurs tableaux et alors naîtra, peut-être, une nouvelle façon de regarder, et non pas uniquement de voir. Ce sera la leur mais aussi la tienne.

Le kaléidoscope dans l’atelier de Jacques
I/ Premier regard intimiste
Entrer dans l’œuvre de Jacques Muller, c’est accéder à l’histoire d’une évolution. On peut bien sûr rétorquer que nous changeons tous au fil des ans. Cependant, les tableaux demeurent ici les preuves visibles de cette transformation.
En effet, l’œuvre de ce peintre est née et reste sous le signe de la métamorphose, et cela à divers degrés.
De prime abord, ce sont les fleurs qui accueillent le visiteur. Bouquets aériens, translucides, qui semblent cacher une vie à venir, sous les cocons pastel des pétales cotonneux.
Le regard de l’artiste, tourné ici vers un monde intime, tente d’en saisir les nuances mais sans chercher à l’imiter. Les bouquets se détachent encore sur des fonds très pâles, comme si le peintre voulait épargner l’aube de papier. Suggestion de couleurs, de formes, de textures.
Dans ce sens, les titres sont parlants : « Sensibilité florale » ou « Fraîcheur de pastels ». Sentir ou ressentir ? Voir, toucher ou éprouver ?
Et pourtant, à peine esquissé, un nouveau chemin se dessine. Il passera par la couleur.
La musique des tableaux, d’abord murmure, chuchotement, devient plus présente. Les notes se réveillent, vives et parfois assourdissantes.
Chaleur et lumière d’un « Bouquet orangé », effervescence colorée d’un coin de jardin à l’anglaise… La page sur laquelle s’inscrivent ces gammes peut perdre désormais sa pudeur éburnéenne. L’artiste en arrive même à inverser les données dans « Pivoines blanches », où les fleurs, le vase, deviendront des silhouettes pâles se détachant, étranges ombres blanches, sur la brume d’une aube violine. « Explosion » enfin, bouquet final d’un jeu dont tout artifice disparaît pour annoncer un vrai langage.
Mais pourquoi des fleurs ? Pourquoi ce premier regard sur le monde s’attarde-t-il sur des bouquets ?
La clef réside sans doute dans la notion-même de transformation.
Tous les mythes, lus, entendus puis oubliés surgissent soudain dans nos mémoires. Narcisse, bien sûr, mais aussi Hyacinthe ou Myrrha. Ces personnages se transforment en fleurs pour que leur amour ou leur châtiment renaissent éternellement. Ambivalence de ces bouquets qui dans leur fragilité deviennent le symbole de la permanence. Eternité de l’éphémère, la fleur est le retour perpétuel de la vie.
Peut-on, dès lors, interpréter dans ce sens cette première étape du parcours où le peintre nous entraîne ?
Certes, ce ne sont que des mythes. Mais c’est Ovide qui nous les raconte dans une œuvre dont le titre devient alors, pour nous, doublement évocateur:
« Les Métamorphoses »
II/ Un regard sur le monde
Mais cet itinéraire pictural ne fait que commencer. Voici une nouvelle étape. Le regard de l’artiste, tourné jusque là vers l’intérieur, saisissait le détail d’un univers proche. A présent la vision évolue.
La force de la couleur qui s’insinuait déjà dans les bouquets, règne ici en maître. Les objets relèvent encore d’une réalité quotidienne mais ils deviennent palpables. On ne caresse plus seulement des pétales évanescents, on peut désormais croquer à belles dents dans les formes charnues et vivaces des fruits épars. Les tableaux s’adressent à tous les sens et le peintre rétablit le trait d’union reliant l’esprit à la chair.
Les deux visages de l’artiste sont là et ses pinceaux appellent ici la vie dans ce qu’elle a de plus pragmatique mais également de succulent.
Comprendre le monde c’est aussi le laisser entrer en nous, l’assimiler. Le grand Rabelais le savait bien qui transfigurait l’homme en géant dévoreur, toujours affamé de bonne chère et de connaissance.
D’ailleurs, ce sont peut-être les échos d’un rire rabelaisien que l’on croit entendre résonner derrière les deux tableaux qui magnifient un chou rouge anthropomorphe et pensant…
Les rotondités trônent, appétissantes citrouilles bicolores. L’une, sphère orangée et lumineuse, siégeant parmi les fruits. L’autre, masque souriant, vert et édenté, se moquant éperdument de ne jamais devenir carrosse.
Rondeur et plénitude dominent les œuvres. Thème essentiel, unité aux mille saveurs qui envahissent les toiles. Grains de raisin sucrés, pommes acidulées, parfums ensoleillés de l’ail, grenades offertes et intenses. Perfection.
Ces sphères deviendront bientôt les fenêtres permettant à l’artiste d’élargir son regard, d’appréhender le monde.
Nous voilà donc, accoudés et songeurs, discernant des paysages qui naissent lentement, se dessinant dans la brume. La verticalité fait soudain irruption dans l’œuvre de J. Muller.
Un clocher s’élève, incertain, pieds ocres dans la terre, flèche perçant l’humidité bleue des cieux. Humble obélisque qui accroche nos yeux, les forçant à s’élever.
Et, brusquement, le point de vue change. Nous voilà à vol d’oiseau, déchiffrant la géométrie humaine d’une « Terre de verdure vue du ciel ». Triangles imbriqués, vertes promesses des récoltes à venir. Regard aérien d’une peinture en perpétuelle mutation et qui, cependant, nous guide dans son évolution. Elle dessine insensiblement des transitions, elle construit des ponts invisibles.
Jacques Muller nous attend derrière les apparences.
III/ Un regard interrogeant le monde
Le Mandala est une représentation sacrée. Sa signification en sanscrit évoque d’abord le cercle. Il permet à son auteur ou à ceux qui le contemplent, de réintégrer leur nature propre au sein de l’univers, grâce à la méditation. Cependant, pour concrétiser l’impermanence des choses et des êtres, il est détruit par la suite. Don ultime de l’art qui n’appelle rien en retour, sublimation de l’éphémère, encore et toujours.
Et nous voilà partis, guidés par l’artiste dans une quête spirituelle.
En effet, dans cette série de tableaux, les objets ne sont plus représentés pour eux-mêmes. La matière perd de sa simplicité première mais se fait porteuse de sens. L’arbre n’est plus seulement l’élément naturel, mais un raccourci d’existence à la fois individuelle et collective.
Pour la première fois, les êtres humains font leur apparition dans les tableaux. Allégories des saisons, de l’éternelle renaissance, respiration cyclique de l’univers pour qui la mort n’est qu’une étape, elle aussi. Le regard du peintre devient interrogation sur le monde qui nous accueille.
Les techniques picturales ont elles-mêmes changé. Précision et minutie du trait, la transparence et la liquidité de l’aquarelle, solidifiées, synthétisent les énergies ancestrales, nous parlant d’anciennes croyances, sans distinction ni jugement de valeurs.
La peinture n’illustre plus seulement la réalité vue par l’artiste mais le questionnement de tout individu à l’égard de la vie. Elle montre plus la quête elle-même que sa résolution. « Le labyrinthe du bonheur » nous renvoie à cette idée. Dans un espace restreint il symbolise le chemin, long et ardu, vers l’initiation, le voyage psychique et spirituel que l’homme doit accomplir à l’intérieur de lui-même fin de trouver son propre centre. Leçon de tolérance aussi, car le peintre ne privilégie aucune route et laisse à chacun la liberté de trouver la sienne et même de se perdre.
Cependant, cette nouvelle source d’inspiration est-elle vraiment en rupture par rapport à ce que J. Muller avait peint par le passé?
Au premier abord, cela semble évident. Et pourtant, souvenons-nous…
Les thématiques, les symboles qui se développent ici n’étaient-ils pas déjà présents auparavant, et même dès les premiers tableaux ? On dit souvent que chaque artiste porte en lui une question, une obsession même qu’il développera inconsciemment et sous diverses formes à travers toutes ses œuvres. Avec le temps, il deviendra ce qu’il était déjà.
La rondeur des bouquets et des fruits laissait pressentir « Les cercles concentriques du cosmos », les formes circulaires des Mandalas. Les fleurs, renaissance perpétuelle de la vie, annonçaient le cycle des saisons. Proserpine laisse toujours deviner son retour au plus froid de la nudité hivernale.
Cercles et cycles, verticalité des menhirs, dolmens horizontaux…
Par ses formes, chargées de sens, par ses figures, lourdes de réponses, J. Muller nous réconcilie avec le néant, promesse de plénitude. L’art est aussi un chemin possible vers la connaissance.
IV/ Regarder plus loin
Naissance, renaissance, connaissance. Ces termes reviennent souvent dans les titres choisis par Jacques Muller, comme des leitmotivs scandant son œuvre.
Naissance, cent fois renouvelée, comme se reproduit à l’infini une image reflétée dans une succession de miroirs. Mais la connaissance n’émerge-t-elle pas de la répétition ?
Co-naître…Naître avec et dans.
Au-delà des jeux de mots et des arabesques étymologiques, cette nouvelle série de tableaux nous invite de toute évidence à porter notre regard sur nous-mêmes et ailleurs, plus loin. Double perspective qui peut paraître insolite. Mais le chemin que le pinceau dessine, ombre et lumière, cerne en creux notre place dans le monde.
A travers « Le tourbillon de la renaissance », fruit éclaté et lumineux, le peintre-guide nous emmène hors du temps, fulgurance du moment qui précède la vie ou qui la suit, peut-être.
Plus loin, les « Galaxies » de J. Muller s’ouvrent encore comme des fleurs en expansion colorant le vide. Ces nouveaux bouquets en spirale témoignent du chemin parcouru par l’artiste.
L’infiniment petit et l’infiniment grand se rejoignent sur ses toiles, nouveaux miroirs en mouvement. Alors, rien ne peut plus paraître étrange ou étranger, puisque notre place est partout en harmonie avec le monde.
C’est dans ce sens que l’on peut comprendre « L’arbre de vie au soleil rouge ».
Icares heureux, nous pouvons enfin entrevoir le soleil, sans perdre nos ailes. Sur la paupière circulaire et sombre qui voile l’énigme du blanc, un nouvel astre se dessine, rouge grenade, sève de vie, nourrissant aussi bien les racines fouillant la terre que les bras tendus en quête d’un ailleurs.
Certes, le regard que l’artiste porte sur le monde a changé et avec lui son langage sur les toiles. Notre regard, lui non plus, n’est plus le même, évoluant au rythme des transformations d’un art qui mime toutes les nuances des métamorphoses humaines. Dès lors, le tableau « Parcours d’une naissance à la connaissance » s’impose comme une parfaite synthèse du voyage que tout homme peut entreprendre en venant au monde.
A nous, cependant, de trouver les sept clefs de la Connaissance dans le kaléidoscope de notre propre vie.
V/ La musique des chiffres
Le visiteur attentif perçoit sans nul doute l’évolution d’une peinture en mouvement, mais aussi les formes et les motifs glissant de toile en toile. Echos qui rythment l’œuvre tout entière, lui conférant son unité.
Cependant, certains tableaux semblent encore plus intimement liés.
Arrêtons-nous un instant. Voilà qui est étrange et nouveau…Des animaux ! La représentation animale est fort rare dans la peinture de J. Muller.
Alors, pourquoi ici et pourquoi ceux-là ?
Mais l’artiste nous livre simultanément l’énigme et sa solution.
Dans le titre « C’est toi, Chenalopex », le peintre, dans un clin d’œil, nous renvoie au nom égyptien de l’oie. « Sept oies », sept « chenalopex » qui, selon la tradition, libéraient le soleil des ténèbres en traversant l’Afrique du Caire au Cap. Oiseaux divinisés porteurs de lumière.
C’est encore dans la mythologie égyptienne que J.Muller trouve son inspiration pour représenter les sept vaches sacrées et le taureau fécondateur.
On peut considérer ces animaux comme les diverses formes d’Hathor, un des noms de la divinité primordiale de la Création, qui donna naissance au soleil et le protégea, le plaçant à l’abri entre ses cornes. Ces vaches assuraient surtout la subsistance du défunt et sa renaissance…La réponse est là, toujours identique. La lumière, vie et connaissance, doit être libérée, préservée, comme but essentiel d’un cycle infini, niant le néant de la mort.
Hathor, flottant dans les eaux primordiales, liée à l’inondation cyclique, nourricière des terres. Cycles de sept ans, alternant vaches grasses et maigres. Corps d’Osiris coupé en sept morceaux qu’Isis rassemblera.
La Bible elle-même réinvente des croyances encore plus anciennes. Les sept branches du chandelier hébreu ne sont-elles pas également la métaphore de la lumière divine qu’il faut préserver?
Le peintre nous invite à une découverte perpétuelle à travers le temps et l’espace. Découverte de ce qui fait des hommes des créatures à la fois singulières et identiques dans leurs désirs, leurs peurs, leurs interrogations et leurs réponses. La peinture s’impose ici comme un raccourci vertigineux de croyances. Gardons un regard capable de s’émerveiller au cours de cette étrange chasse au trésor. Comme l’ancestral jeu de l’oie égyptien, elle nous mènera, à travers un parcours labyrinthique de toile en toile, vers le cœur du dernier cercle.
La musique des chiffres symboles résonne partout et de tout temps dans l’histoire des hommes.
Les notes se détachent, bulles blanches, sombres ou rouges. Un homme- instrument les recueille, musicien aux « Sept Lunes », dont le visage, compas céleste, évoque un Pierrot insolite. Rondeurs féminines et lunaires, lignes brisées, angles masculins. Géométrie parfaite de l’harmonie. N’est-ce pas ce que l’on nomme « la musique des astres » ?

VI/ Sous le signe de la lumière
L’itinéraire pictural tracé par Jacques Muller s’achève. Nous voici au terme d’une évolution, mais elle ne peut que se poursuivre, ouvrant sur de nouvelles voies.
Il nous a offert une vision intimiste, symbolique, cosmique. Différents regards sur l’être et le monde, plus complémentaires qu’antithétiques. Mais ici, le peintre nous quitte sous le signe de la lumière.
Tout d’abord, la métamorphose ultime de cette peinture semble mener l’artiste vers un dépouillement total. Ainsi, J. Muller, dans son grand « Kaléidoscope », abandonne toute idée de représentation, d’illustration, pour ne s’attacher qu’à la matière même de son art, la couleur.
Le cercle demeure, certes, mais le tourbillon de nuances primaires n’est plus que la promesse du blanc, de la lumière à venir. Pétales géants d’une fleur arc-en-ciel, l’essence de son tableau ne peut se percevoir qu’à travers un prisme. Mais les toiles de cet artiste ont-elles jamais été immédiates, évidentes ?
Le peintre se fait architecte, mathématicien dans sa quête insolite de l’éclatante absence de couleur. Le cœur du labyrinthe se profile, là où le vide est symbole de plénitude.
Cependant, la métaphore est toujours sous-jacente. C’est pourquoi, cette même lumière peut aussi être celle d’une église.
Ce dernier tableau s’avère paradoxal puisque l’artiste y représente le lieu qui accueille ses propres peintures.
Meritxell intime, recoin de clarté. Des piliers aériens suggèrent la force, les arches et les voûtes donnent à la beauté la perfection de la courbe, le sol, enfin, damier d’incertitude, perpétue à l’infini la sagesse d’un choix qui mise sur le blanc et s’éloigne de l’ombre.
L’artiste dessine, peint, mais il écrit également sur cette toile où les langages se mêlent et se complètent. Lumière polyphonique que chacun d’entre nous peut entendre à sa guise.
La boucle est donc bouclée. Un cycle s’achève, un autre prend son essor.
A travers les métamorphoses de la peinture de Jacques Muller, mais aussi dans la permanence de ses idées, Janus, maître du temps, nous a permis de percevoir le présent et peut-être le futur, sous les couleurs du passé.
EPILOGUE
Nous sommes au terme de ce parcours triangulaire.
D’autres portes s’ouvriront, airs nouveaux, nouveaux regards. L’Art déteste l’évidence tranquille qui veut imiter la réalité.
Mais à présent, éloignons-nous, la distance est parfois nécessaire pour mieux voir.
Adieu, lecteur dubitatif ou satisfait. Adieu, visiteur enrichi ou perplexe. Cependant, n’oublie pas que la peinture se meurt si tes yeux ne lui insufflent pas un air nouveau.


Pas de commentaire
Aller directement au formulaire de commentaire | rss des commentaires [?] | trackback uri [?]